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Liberation


Stock-options: un interet devalue

July 11, 2003

SECTION: ECONOMIE; No.6892; Pg.200

LENGTH: 769 words

HEADLINE: Stock-options: un interet devalue

BYLINE: SERVICE ECONOMIE, ROUSSELOT Fabrice

HIGHLIGHT: En les supprimant, Microsoft oblige les firmes a s'interroger.

BODY:

Le coup vient de la ou on l'attendait le moins. Depuis sa creation en 1975, Microsoft a rendu millionnaires en dollars des centaines d'employes grace a d'avantageuses distributions de stock-options. Jusqu'a ce que son PDG, Steve Ballmer, annonce brutalement, mardi soir, l'abandon de ce systeme. A la place, les salaries recevront des actions sonnantes et trebuchantes, moins sujettes a la speculation et dont le versement sera inscrit dans les charges de l'entreprise, ce qui n'etait pas le cas des stock-options (lire ci-dessous). 'C'est un tremblement de terre pour la maniere dont on remunere les dirigeants dans les entreprises americaines, estime Brandon Rees, analyste pour l'AFL-CIO, la principale organisation syndicale americaine. Qu'une entreprise de la taille de Microsoft - qui detient la plus forte capitalisation boursiere de Wall Street - le fasse, va en faire reflechir beaucoup.'

Tabou. Le syndicat americain se felicite de la decision de Microsoft. Il vient meme d'enjoindre par courrier plusieurs entreprises defendant le systeme (AOL Time Warner et Cisco Systems, notamment) a imiter la firme de Bill Gates. D'emblee, le constructeur automobile DaimlerChrysler, ainsi que d'autres groupes allemands (Metro, Siemens, Deutsche Telekom, SAP) ont indique qu'ils envisageaient eux aussi de renoncer a leurs programmes de stock-options. En France, chez les cadors du CAC 40 qui en ont tant vante les merites, le sujet est encore tabou. Comme si on les prenait de court. 'Aujourd'hui, ce n'est pas un sujet de reflexion chez Danone.' La direction du roi des yaourts botte en touche, visiblement prise de vitesse par l'initiative de Microsoft. Chez Carrefour et chez Bouygues, deux geants qui ont egalement mis en place des programmes de stock-options ces dernieres annees, c'est le silence radio.

En revanche, les syndicats francais, unanimement hostiles a cette forme de remuneration importee des Etats-Unis, pourraient bien saisir la balle de Microsoft au bond. Coup du sort, hier apres-midi, les syndicats d'Alcatel avaient rendez-vous avec la direction du personnel pour evoquer la politique salariale du groupe. Une occasion en or pour Rene Brault de la CGC de demander officiellement si Alcatel envisage de suivre les pas du geant americain. Sans illusion. Totalement a contretemps de Microsoft, l'equipementier telecoms est justement en train de generaliser un plan de stock-options a environ 60 % des salaries. Pour Rene Brault, la decision de Microsoft fragilise les arguments 'prostocks' de la direction : 'On nous avait dit que cette forme de remuneration nous permettait de rivaliser avec les grands groupes americains pour attirer les talents. Si maintenant, meme ces groupes abandonnent les stocks, on ne voit pas tres bien pourquoi on continuerait tout seul.'

Chez Lagardere, on refuse de jeter l'opprobre sur les stocks. Mais, on avance des arguments pour le moins heterodoxes. 'Cela reste un outil pedagogique, ne serait-ce que pour faire toucher du doigt les contraintes et les perversites des marches financiers', explique Thierry Funck Brentano, le directeur des ressources humaines du groupe. L'effondrement de la Bourse et son extreme volatilite commenceraient neanmoins a ebranler certains grands noms. C'est en tout cas le diagnostic de Philippe de Chanterac, consultant specialise en remuneration des dirigeants au cabinet Hewitt Associates : 'Aujourd'hui, en France, de nombreux plans de stock-options sont "sous l'eau" (les cours de Bourse etant inferieurs au prix d'attribution des actions, il n'y a rien a en tirer, ndlr). Les entreprises se demandent si un instrument de remuneration aussi incertain est adapte.'

Prudence. Chez Pinault-Printemps-Redoute, qui a lance l'annee derniere deux nouveaux plans de stock-options pour l'ensemble de ses employes, on s'interroge a haute voix : 'A ce jour, il n'y a pas de changement dans notre politique de remuneration des salaries. Mais c'est vrai que quand la Bourse est mauvaise, on peut se poser la question.' Faut-il alors enterrer, une bonne fois pour toutes les stock-options ? Pas si sur. Meme aux Etats-Unis o le debat sur 'l'Enronite' a pourtant ete le plus violent, on prefere une certaine prudence. 'Ce serait une erreur de croire que c'est la mort des stock-options, estime "Steven Huddart", du Smeal College of Business (Pennsylvanie). Elles ont genere des rendements trop importants ces dernieres annees pour se faire oublier. Si la Bourse rebondit et repart a la hausse, de nombreux employes seront de nouveau attires par des produits qui ont cree des milliers de millionnaires a Microsoft.'

Copyright 2003 Liberation


Steven Huddart
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